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Épilogue

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Pages de couverture
Avant-propos
Verbatim
Remerciements
Table des matières

Le livre est désormais disponible. Nous vous invitons, dans la mesure du possible, à privilégier une commande directe auprès de Golias Éditions, ce qui soutient plus efficacement le travail éditorial indépendant : https://www.golias-editions.fr/produit/au-risque-de-lhospitalite/
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« Tous les dieux peut-être se valent
mais l'amour que j'ai pour le mien est sans prix. (1) »

« Tous les dieux peut-être se valent… »

Dans l’évangile de Matthieu, on trouve, juste avant les récits de la passion et de la résurrection de Jésus, la description du Jugement dernier : « Quand le Fils de l’Homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges, alors il prendra place sur son trône de gloire. Devant lui seront rassemblées toutes les nations, et il séparera les gens les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux de droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde…'' » (Mt 25,31-34).

Ceux qui se retrouvent du bon côté sont les premiers à s’en étonner. Le Roi leur déclare sa reconnaissance d’avoir tant fait pour lui alors que, selon eux, ils ne le connaissaient même pas : « Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir à toi ? Et le Roi leur fera cette réponse : ‘En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait' » (Mt 27, 37-40).

Si ce Roi de Gloire est bien le crucifié, s’il est vrai qu’il déclare aux justes qu’ils le servaient lorsqu’ils rejoignaient les exclus, il n’en est pas moins vrai que les justes n’en ont rien su. Viennent-ils d’une autre religion ou d’une autre spiritualité ? Sont-ils athées ou agnostiques ? En tout cas, il ne leur sera pas demandé d’avoir reconnu le Dieu de Jésus-Christ pour hériter du Royaume. Quelles que soient leur origine et leur appartenance, le Roi ne tiendra compte que de leurs actes de compassion et de justice à l’égard des plus petits.

Il ne sera pas non plus demandé aux chrétiens s’ils ont servi les pauvres à cause de Jésus-Christ. En effet, n’y aurait-il pas quelque mépris pour le malade, l’étranger ou le prisonnier d’être aimés non pour eux-mêmes mais à cause d’un Autre dont ils seraient le reflet ? Quand viendra le Jour du Jugement, ceux qui comptaient sur leurs actes de contrition et de piété, sur leur assiduité aux prières et aux rites, sur leur fidélité aux dogmes et autres règles risquent de se retrouver bien démunis. Tout cela ne pèsera pas lourd dans les balances du Roi.

Certes, ce Jour n’est pas encore venu mais si Jésus trouve bon de nous le signaler d’avance n’est-ce pas pour que nous l’anticipions ? Puisque, dans son Royaume, il y aura des brebis issues de l’athéisme, de l’agnosticisme ou d’autres religions, pourquoi dès maintenant ne pas commencer à travailler ensemble au service d’un monde plus juste et fraternel ? Mais travailler ensemble suppose que nous le fassions sans l’arrière-pensée de convertir les autres à notre propre religion. Collaborer suppose de respecter la particularité de chacun. La foi chrétienne est une particularité parmi d’autres et il est heureux qu’elle ne soit pas appelée à devenir le Tout.

La perspective du Jour du Jugement invite les chrétiens à dépasser dès maintenant leur propre appartenance religieuse pour rejoindre toute femme et tout homme dans un même combat en vue d’un monde plus juste. Cependant, dépasser sa propre appartenance ne signifie pas la laisser se dissoudre dans un vague humanisme qui occulterait les différences. Au contraire, il s’agit d’y tenir plus que tout, de ne jamais la lâcher pour en venir à la dépasser. Nous pourrons d’autant mieux exposer notre propre foi au Dieu de Jésus-Christ que nous ne chercherons jamais à l’imposer comme la voie ultime et supérieure à toute autre. Les disciples de Jésus-Christ vivent en vérité avec les autres lorsqu’ils peuvent leur dire : « Tous les dieux peut-être se valent mais l'amour que j'ai pour le mien est sans prix ».

« Où est-il ton Dieu ? » (Psaume 42-43)

« Dieu !
C’est un nom que je ne prononce plus jamais
depuis que j’ai vu ce qu’ils en ont fait ! »


Cette parole est-elle celle d’un agnostique ou d’un athée ? Non, assurément. Elle a été prononcée au terme de sa vie par Robert Dumont qui fut prêtre ouvrier pendant vingt ans (2). Il ne connaissait pas encore le rapport de la CIASE (3) mais il n’ignorait pas pour autant certains crimes commis sur des enfants par des prêtres et le silence de la hiérarchie à leur sujet. Il connaissait aussi le reportage, diffusé sur Arte en 2019, Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église. Cependant, ce n’est pas d’abord à ces faits – aussi scandaleux soient-ils – qu’il faisait allusion mais à la perversion qui, selon lui, s’est progressivement installée dans la hiérarchie catholique, au moins en France. Détourner l’Évangile pour en faire un manteau destiné à masquer que, chez nombre de membres du Magistère, domine avant tout la soif de pouvoir, constitue une véritable perversion. Robert Dumont en avait fait les frais dans sa propre chair, comme bien des laïcs et certains autres prêtres, ouvriers ou non.

« Dieu ! C’est un nom que je ne prononce plus jamais depuis que j’ai vu ce qu’ils en ont fait ! » Cette affirmation est également celle de chrétiens syriens contraints de s’exiler pour avoir pris part à la révolution – qui était alors non-violente - contre Bachar el-Assad. Lorsque l’armée a tiré sur les manifestants, ils ont supplié leur hiérarchie d’intervenir afin que soit dénoncé ce massacre. Aucun membre du Magistère n’a bougé, préférant garder au mieux un silence complice, au pire leur soutien explicite au dictateur. Ce cri est aussi celui de tous ces catholiques qui ont vu, ou subi, la compromission de la hiérarchie avec les dictateurs d’Amérique latine. Cette parole est aussi celle de témoins des massacres commis au Rwanda : dans une cinquantaine d'églises, principalement catholiques, des milliers de personnes ont été mises à mort.

Au moment où les scandales et crimes sexuels ont éclaté, tous ceux-là avaient été suffisamment broyés pour comprendre l’immense souffrance des victimes. La comprendre – autant que faire se peut – car lorsque la souffrance atteint le sujet et le brise au plus profond de lui-même, elle appartient au mystère de chacun. Un mystère devant lequel il n’y a en fait rien à comprendre, seulement à s’incliner, dans un silence… qui peut aller jusqu’à dire : « Dieu ! C’est un nom que je ne prononce plus jamais depuis que j’ai vu ce qu’ils en ont fait ! »

À ces femmes et ces hommes qui avaient déjà l’expérience d’avoir été broyés - par ceux qui sont chargés de dire Dieu - se sont adjoints d’autres croyants qui ne le savaient pas, ou pas à ce point. Ceux-là ont été sidérés par ce qu’ils découvraient… si tant est que les premiers ne l’étaient plus car, en fait, on ne s’y fait jamais ! Ils n’ont pas nécessairement les mots pour exprimer leur sidération et trouvent parfois, dans la voix de certains d’entre eux, l’expression de leur propre ébranlement. Véronique Margron – qui a reçu tant et tant de victimes de crimes et abus commis dans l’Église catholique - est, pour beaucoup, l’une de leurs porte-voix. Elle écrit :

« Où est-il, mon Dieu ? Où était-il alors ? A l’heure du crime subi, de l’intime violence au corps et à l’âme. De l’intime violence à la foi, au sens même du combat pour vivre. Alors, quand tout ce qui rend possible l’orientation autant que la signification et le goût de la vie est fracturé, comment croire ? Quel Dieu croire encore ? Le ciel reste noir et Dieu ne répond pas. Un silence, mais qui n’est pas un silence habité. Silence de l’absence, du vide. Un écho qui se perd.
Écouter tant de douleurs, se laisser bouleverser, éprouver, et même entamer par le drame vécu, par sa trace toujours active, maligne dans l’existence des décennies plus tard, empêche d’imaginer qu’il serait encore tout simplement possible de dire « Dieu », comme si de rien n’était. (…) Tout cela fait porter en soi, pour soi-même, la question 'Où est-il, ton Dieu ?'. Où est-il, mon Dieu ? (4) »

L’odeur de Dieu et la parabole des algues vertes

Parmi les croyants issus de l’Église catholique, certains refusent de continuer à dire « Dieu » tant son Nom a été frelaté quand d’autres continuent à l’appeler sans plus savoir où le trouver. Mais il y a aussi tous ceux qui refusent d’être ébranlés et voient, dans ce qui se passe aujourd’hui, la confirmation de ce que l’Église catholique a toujours été : le lieu où Dieu se dit et se donne à condition d’être fidèles aux successeurs de Pierre et des apôtres. Les crimes et abus actuels, commis en son sein, ne font que confirmer ce qu’on sait depuis toujours : cette Église est Sainte et faite d’hommes pécheurs. Dès lors, tout rentrera dans l’ordre – c’est le cas de le dire - si les évêques sont davantage vigilants pour exclure les brebis galeuses. Si les fidèles obéissent davantage à leurs pasteurs et s’ils reviennent adorer le Saint-Sacrement et confesser leurs propres péchés auprès d’un prêtre. En un mot, tournons la page…

Qu’il nous soit permis, avant de tourner cette page, de faire un détour par un article qui décrit ce qui produit les marées vertes en Bretagne ainsi que les risquent encourus par ceux qui ne sentent pas ce qui se joue :

« La décomposition rapide des algues vertes dégage un gaz toxique, le sulfure d’hydrogène, de formule chimique H2S. C’est le bien connu composant des boules puantes lancées par les potaches farceurs. Mais le danger mortel de ce gaz est d’être perçu par notre système olfactif seulement en faible concentration dans l’air. Passé un seuil supérieur, nous ne le sentons plus et c’est là qu’il devient toxique pour l’organisme, jusqu’à la mort. De plus, en séchant, la croûte des couches d’algues devient claire, se confondant avec le sable. C’est alors un piège mortel pour les humains et les animaux qui chutent dans les poches en décomposition. (5) »

Michèle-France Pesneau est une lanceuse d’alerte. Elle est l’une des premières à avoir dénoncé les abus spirituels et sexuels qu’elle a subis d’abord au Carmel, ensuite en suivant les frères Philippe (6). Lorsqu’on lui demande ce qu’elle dirait à une jeune femme qui désirerait entrer dans un ordre religieux aujourd’hui, elle répond : « Je lui dirai d’essayer mais de ne pas attendre trop longtemps pour partir si elle s’y sent mal. » Selon sa propre expérience, avant de se dire ou de se conceptualiser, Dieu se sent. Ou plutôt, il fait sentir – et d’abord charnellement - que quelque chose pour lui ou pour elle, en ce lieu, sent mauvais. Le Dieu de Jésus-Christ est celui de l’incarnation. Il s’inscrit dans la chair avant de se dire. Marcher à la suite du Christ permet à chacun de faire d’abord confiance à ce qu’il sent, sans se laisser impressionner par le nombre, la qualité ou le prestige de ceux qui lui affirment le contraire.

Certes, chacun peut se tromper mais, s’il cherche le Dieu de Jésus-Christ, il ne se trompera pas de Dieu en croyant que celui de Jésus-Christ le laissera toujours libre de décider par lui-même de sa propre vie. Le parfum de celui que Jésus appelle son « Père » se reconnaît à la liberté qu’il donne à ses enfants d’aller là où ils le décident : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l'inconduite » (Lc 15,11-13).

Un héritage peut concerner les biens matériels mais aussi les biens culturels et spirituels. L’héritage des croyants n’est-il pas ce qu’ils ont reçu de ceux qui les ont précédés dans la foi ? Chacun, selon l’évangile de Luc, a le droit de réclamer sa part et d’en faire ce qu’il veut. C’est à l’absence de liberté qu’on reconnaît l’odeur des mauvais pères. Que quelqu’un prétende, au Nom de Dieu, savoir mieux que moi ce que doit être ma vie, déclenche le signal que je mets les pieds sur un terrain malsain. Il convient alors de rebrousser chemin avant de ne plus avoir l’odorat assez fin pour sentir le piège mortel qui risque de se refermer sur moi.

« L'arôme de tes parfums est exquis. » (Ct 1,3)

Nous connaissons tous la suite de cette histoire de l’enfant prodigue. Après avoir dilapidé tout son héritage, il n’a même plus de quoi manger. Il se souvient de la vie chez son père : même les serviteurs y ont une existence plus enviable que la sienne. Alors il se décide à prendre le chemin du retour :

« Tandis qu'il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement. Le fils alors lui dit : Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! Et ils se mirent à festoyer » (Lc 15,20b24).

On insiste souvent sur le fait que le fils a voulu reconnaître ses torts mais on oublie souvent de dire que le père court se jeter à son cou sans attendre qu'il avoue. C’est à ce signe que l’on reconnaît le parfum du Dieu de Jésus-Christ. Les mauvais pères diffusent une sale odeur, celle d’une culpabilisation morbide. Ils exigent aveu, repentir et réparation avant d’ouvrir leur porte aux prodigues. Quand l’un de ces pères ou mères s’emporte parce que j’ai quitté la maison, c’est comme si le vent se levait pour m’avertir : je foule une terre empoisonnée. Alors il me faut revenir en arrière, avant que mes sens ne s’endorment et m’empêchent de déceler le piège qui m’attend. Ce père (ou cette mère), que je pensais être habité par la bonne odeur de Dieu, en vérité sent mauvais.

Rien n’est impossible à Dieu, sauf d’oublier le moindre enfant des hommes, sauf de le retenir à coup de lois et de culpabilisation, sauf de ne pas le fêter à son retour. Le Dieu de Jésus-Christ ne peut jamais ni ignorer ni retenir personne parce qu’il ne vit que de donner et recevoir, qu’en se donnant et en se recevant. Il communique, au sein de l’humanité, l’arôme de ses parfums lorsque les hommes et les femmes se reçoivent mutuellement par-delà les frontières de leurs genres, de leurs conditions, de leurs pays et de leurs religions.

Avec ceux qui ont été broyés par l’Église catholique, nous (7) pouvons comprendre qu’on dise : « Dieu ! C’est un nom que je ne prononce plus jamais depuis que j’ai vu ce qu’ils en ont fait ! » ou bien : « Où est-il, mon Dieu ? Où était-il alors ? A l’heure du crime subi, de l’intime violence au corps et à l’âme. » Sans rien nier de cet immense gâchis et de cette puanteur, pour notre part, nous osons dire : « Tous les dieux peut-être se valent mais l'amour que j'ai pour le mien est sans prix. »

Jésus avait dit à ses apôtres : « D'autres se sont fatigués et vous, vous héritez de leurs fatigues » (Jn 4,38b). Nous tenons à dire notre reconnaissance à tous ceux qui se sont fatigués et grâce auxquels l’odeur de Dieu est parvenue jusqu’à nous. Nous ne pouvons les citer tous. Nous voulons cependant évoquer le nom de quelques-uns de ceux qui, dans l’histoire récente, nous ont imprégnés du parfum de Dieu : En France, Guy-Marie Riobé (1911-1978), évêque d’Orléans, a notamment soutenu un jeûne de solidarité avec le Brésil pour protester contre la vente de Mirages français au régime dictatorial, et n’a pas hésité à dénoncer certaines dérives du pouvoir au sein même de l’institution ecclésiale. En Syrie, Frans van der Lugt, jésuite néerlandais, mort assassiné le 7 avril 2014 à Homs. Peu de temps avant sa mort, il avait déclaré : « Je suis le seul prêtre et le seul étranger à être resté. Cependant je ne me sens pas comme un étranger, mais comme un arabe parmi les arabes. » En Amérique latine, Oscar Romero, archevêque de San Salvador, qui osait dénoncer sans détour les injustices sociales et la corruption de la dictature en place. Il fut assassiné le 24 mars 1980 par un escadron de la mort, en pleine messe, après avoir publiquement appelé les soldats à cesser de tuer leurs frères.

Merci au peuple des pauvres et des petits dont on a oublié le nom et dans lequel nous nous inscrivons. Que notre merci aille aussi vers chacun de ceux qui, comme nous aujourd’hui, ose encore dire :

« L'arôme de tes parfums est exquis ; ton nom est une huile qui s'épanche…
Entraîne-moi sur tes pas, courons ! »
(Ct 1,3…4).

Christine Fontaine, mise en ligne le 18 mai 2026 avec mise à jour du 1er juin.
Dessins de Dominique Penloup, Matière de silence

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Pages de couverture
Avant-propos
Verbatim
Remerciements
Table des matières

1- Guy Lafon « Comment je crois », juillet-août 1997 : http://lafon.guy.free.fr/commentjecrois.pdf / Retour au texte
2- Robert Dumont a prononcé cette parole au cours d’un entretien avec Christine Fontaine en 2020. Après avoir pris sa retraite, il a dirigé deux collections aux éditions Karthala. Il est décédé à l’âge de 94 ans, le 19 juillet 2021. / Retour au texte
3- CIASE : Commission Indépendante sur les Abus Sexuels en Église, dirigée par Jean-Marc Sauvé. Le rapport fut rendu public le 5 octobre 2021. / Retour au texte
4- Véronique Margron est dominicaine, théologienne moraliste et Présidente de la Conférence des Religieuses et Religieux de France (CORREF) depuis 2016. Ce texte est extrait de son article « Où est-il ton Dieu », dans l’ouvrage collectif L’ÉGLISE DÉCHIRÉE, Comprendre et traverser la crise des agressions sexuelles sur mineurs – Sous la direction de Stéphane Joulain, Karlijn Demasure et Jean-Guy Nadeau, Bayard 2021 / Retour au texte
5- Julien Lecomte La Bretagne, laboratoire de l’agro-industrie – Algues vertes, l’histoire interdite : alguesvertes.html / Retour au texte
6- Michèle-France Pesneau est l’une des lanceuses d’alerte qui s’exprime dans le reportage d’Arte Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église. Elle a écrit L’emprise, Ed. Golias 2020 – A propos des frères Philippe, Cf. note 131 (chapitre précédent). / Retour au texte
7- « Nous » représente, ici et dans la suite du texte, celles et ceux qui ont collaborés à l'écriture de ce livre : Marité Delalande, François Larue, Jean Verrier et Christine Fontaine. / Retour au texte